Continent : Océanie
Superficie : 18576 km2
Situation géographique : située à 1500 kms à l'Est de l'Australie, à 2000 kms de la Nouvelle Zélande et 17000 kms de la France
Habitants : 282013 dont 179509 à Nouméa.
Monnaie : Franc pacifique
Principale production : le Nickel
Tourisme : le tourisme est un tourisme raisonné, ce qui est vraiment appréciable lorsqu'on visite le pays. Il y a très peu de grosses structures pour le tourisme. Ici beaucoup de campings ou nuits en tribu après avoir fait la coutume. J'y reviendrai.
Annexée à la France depuis 1853, la Nouvelle Calédonie a été marquée par l'influence française mais
a gardé de sa spécificité. La société calédonienne est pluriethnique mais très clivée. Lorsqu'on arrive
sur le caillou la première chose qui interpelle est ce clivage entre les kanaks et les européens. Histoire, culture, traditions et modes de vie séparent ces deux peuples. Bien que les relations soient apaisées, on ne peut pas dire qu'il y ait vraiment de liens entre kanaks et européens.
POPULATION
La population calédonienne est estimée à 282.013 habitants dont 179.509 qui vivent dans le grand Nouméa.
En Nouvelle Calédonnie le peuple kanak représente environ 45% de la population. Le reste de la population est constituée d'européens (35%), de polynésiens (12%), asiatiques et autres groupes minoritaires.
Les Caldoches. Ce sont des calédoniens d'origine française, descendants des anciens condamnés à qui ont été données des terres pour le bétail et l'agriculture. Ceux qui vivent en milieu urbain sont appelés les "calédoniens" ; ils travaillent surtout dans l'administration et ceux qui vivent en zone rurale les "broussards" qui cultivent majoritairement du maïs et élèvent du bétail.
Les métros ou zoreilles
Les français qui viennent en NC pour y travailler quelques années sont appelés les zoreilles. C'est une dénomination péjorative car elle évoque l'époque où les gardiens du bagne tentaient de surprendre les conversations des forçats en tendant l'oreille. Les métros sont majoritairement fonctionnaires, médecins, soignants, cadres, professeurs ou employés dans l'administration...Beaucoup d'entre eux sont nommés ainsi car il peuvent être condescendants, ne pas s'intéresser à la culture locale et vivre comme en métropole, regroupés sur Nouméa avec parfois, la peur de l'autre, différent.
Les polynésiens
Les polynésiens représentent 12% de la population calédonienne. Ils viennent surtout de Wallis et Futuna. Leur opposition à l'indépendance a crée des tensions avec les kanaks.
Les asiatiques
Avec l'essor de l'activité minière dans les années 60-70, des ouvrier indonésiens, vietnamiens et chinois ont migré en Nouvelle Calédonie.
Aujourd'hui ils sont à la tête de nombreux commerces et restaurants. Ils ont même un quartier à eux : le chinatown.
Les kanaks
"Kanak", francisé en "Canaque" est un mot d'origine polynésienne signifiant "homme". Il était utilisé par les premiers colonspour dénommer les habitants de la région. Considéré comme péjoratif, il a été remplacé par "Mélanésien", terme invent"é par les scientifiques européens pour les peuples indigènes à peau noire de Mélanésie (du grec melas, "noir" et nêsos "île"). Dans les années 70 les Calédoniens noirs se sont réappropriés et ont imposés le terme kanak et "kanaky" pour exprimer l'identité nationale et culturelle de leur peuple.
Les kanaks représentent 39% de la population. Bien que de plus en plus nombreux dans la capitale (Nouméa) du fait de l'exode rurale de ces 20 dernières années (emploi, scolarité) ils vivent principalement au Nord sur la côte Est et les îles loyautés (Lifou, Maré, Ouvéa), île des Pins.... A l'extérieur du grand Nouméa les kanaks vivent dans des tribus, en clan. Malgré les technologies modernes (internet, téléphone...) ils restent très attachés à leur clan et aux traditions. Les coutumes ancestrales, les liens sacrés avec la terre et le respect des anciens et de la hiérarchie traditionnelle continuent d'imprégner leur quotidien.
LA CULTURE KANAK
L'organisation sociale kanak est très complexe. Elle est basée sur une stucture hiérarchisée et aristocratique, dont le fondement est la famille. Le clan rassemble des familles issues en ligne masculine d'un ancêtre commun et lié à la même terre ; il compte plusieurs dizaine ou centaine de personnes.
Le drapeau kanak et sa signification
Le drapeau de Calédonie est en fait le drapeau kanak et il est le symbole des indépendantistes. On parle du drapeau de la kanaky (Calédonie indépendante)
Le vert symbolise la terre, les ancêtres, la richesse du sol et l'espor,
Le rouge symbolise le sang versé dans la lutte et l'unité du peuple
Le bleu symbolise le ciel et le Pacifique environnant
Et le cercle jaune le soleil, sur lequel apparaît la case avec la flèche faîtière et sa toutoute
La case : la case kanak est à la fois le lieu de la vie familiale mais aussi celui des échanges et des décisions collectives prise par le conseil des anciens sous la Parole des esprits. La
grande case centralise le pouvoir du clan, de la tribu et de la grande chefferie. C'est un espace sacré dans lequel on se baisse pour entrer en signe de respect.
En haut de la case on trouvait des flèches faîtières qui ont été retirées par les évangélistes.
Composants architectural et symbolique

Symbolique tripartite
Ces documents viennent du site coutume-kanak.com
La flèche faîtière
La flèche est sculptée dans du bois de houp, un bois rare, imputrescible, des forêts d’altitude.
Elle est travaillée une fois que tous les rituels ont été faits. La flèche est traitée comme une personne vivante et elle vénérée comme on vénère le grand chef.
Composition :
- un pied par lequel elle est attachée au pilier central de la case
- un ovale, le corps avec au centre un visage humain, image de l’ancêtre fondateur du clan surmonté de cette forme ovale symbole de l’arrière du crâne
- une pointe fine où sont enfilés des coquillages, les tritons. Le plus élevé contient les herbes protectrices du pays. Ce coquillage, conque d’appel, sert à transmettre des messages ; enfilés sur la pointe de la flèche, ces coquillages sont le symbole du souffle, de la parole transmise par le chef.
Le sculpteur réalise la flèche à l’abri de tout regard extérieur. Le point de vue esthétique n’est pas important, il faut que les personnes qui ont commandé la sculpture ressentent une émotion.
Dans la culture kanak, la flèche est estimée, respectée et dotée de pouvoirs.
Elle orne le toit de la grande case cérémonielle du village et représente le chef de la tribu. Elle est sa propriété et indique son pouvoir. La flèche incarne aussi l’ancêtre fondateur du clan ; chaque clan a son modèle de flèche faîtière. Elle représente le lieu où s’entrecroisent chemin des morts et chemin des vivants : les vivants entrent par la porte en bas, les morts vivent en haut dans les combles.
Lorsque le chef meurt, son deuil se termine seulement lorsque ses oncles maternels l'ont détruite avec leurs lances et des cailloux.
C'est quelque chose de sacré et on peut imaginer la douleur ressentie lorsque les évangélistes les ont toutes retiré des cases. C'est un peu comme si on retirer les croix sur les églises.
Sculptures sur Pierre de savon que l'on trouve sur la côte Est
Atelier tressage avec les femmes de la tribu de Goro (Sud)
Faire la coutume : dans toute la Mélanésie, les clans, tribus et individus se retrouvent pour renforcer leurs alliances dans des rassemblements coutumiers. Selon un rituel codifié, les représentants des clans pratiquent lors de ces rencontres d'importants échanges cérémoniels : ils échangent dons et contre-dons (ignames, tissus, monnaie) pour marquer une naissance, un mariage ou un deuil, un rite d'initiation, pour célébrer les ignames nouvelles ou régler un différend. Les présents sont offerts en grande quantité et les chefs coutumiers interviennent pour faire des discours.
Les visiteurs, y compris les touristes doivent faire la coutume en offrant un paquet de cigarette, un manou (paréo) et un billet de 1000 CFP avant de pénétrer sur une terre kanak. C'est le chef qui décide ensuite de laisser les visiteurs entrer sur leur terre.
Lorsqu'on fait la coutume on doit baisser la tête devant le chef en signe de respect.
Voici une vidéo où ce sont les femmes de la tribu de Goro qui ont fait la coutume lorsqu'elles sont
venues au régiment.











Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire